Les cabinets comptables agricoles, centres de gestion, coopératives et structures de conseil reçoivent déjà beaucoup d’informations sur les aides agricoles.
Parfois même avant les agriculteurs eux-mêmes.
Une DDT qui prévient de l’ouverture d’un dispositif. Une Région qui partage un nouvel appel à projets. Un partenaire qui transmet une opportunité de financement.
L’information circule.
Le problème n’est donc pas toujours un problème d’accès à l’information, il est après.
Car entre « nous avons reçu l’information » et « nous savons quels clients sont concernés », il existe souvent un véritable trou dans la raquette.
Et c’est là que beaucoup d’opportunités se perdent.
Une aide agricole n’est jamais qu’une simple annonce
Quand une nouvelle aide agricole arrive dans une boîte mail du conseiller, elle ressemble souvent à une information relayée rapidement.
Un montant. Une date limite. Quelques critères.
Sauf que derrière chaque dispositif, il faut généralement comprendre :
- les bénéficiaires visés ;
- les investissements financés ;
- les dépenses exclues ;
- les plafonds ;
- les taux d’aide…
Une aide peut sembler pertinente pour un projet agricole, avant qu’un détail réglementaire ne change complètement l’éligibilité du dossier.
C’est pour cette raison que la veille aides agricoles ne consiste pas uniquement à collecter des informations. Elle consiste surtout à qualifier ces informations.
Le vrai défi : relier une aide au bon client
Pour un conseiller agricole ou un cabinet comptable agricole, la question n’est pas simplement : « Quelle nouvelle aide vient d’ouvrir ? »
Elle est plutôt : « Quels clients de notre portefeuille peuvent être concernés ? »
Une aide agricole n’a de valeur que lorsqu’elle rencontre un projet concret :
-> Un projet de bâtiment d’élevage, un projet de diversification, une installation agricole, un investissement matériel…
Tant que ce rapprochement n’est pas fait, l’aide reste une information parmi d’autres.
Le défi consiste donc à relier :
- les dispositifs d’aide ;
- les profils des agriculteurs ;
- les projets en cours ;
- les intentions d’investissement ;
- le calendrier des exploitations.
Plus le portefeuille clients est important, plus cet exercice devient difficile à réaliser manuellement.
Le risque n’est alors plus de manquer d’informations. Le risque est de ne pas réussir à les exploiter.
Transformer l’information en opportunité
Dans beaucoup de structures, la veille sur les aides agricoles repose encore sur des emails, des dossiers partagés, des notes internes ou quelques personnes référentes.
Cela permet souvent de savoir qu’une aide existe. Cela permet plus difficilement de savoir qui doit être contacté.
Or une aide agricole repérée dans une boîte mail n’est pas encore une opportunité activée.
Pour créer de la valeur, donner du conseil ou proposer une prestation, il faut réussir à transformer l’information en action.
C’est précisément sur ce point que les attentes évoluent. Les agriculteurs attendent de plus en plus un accompagnement proactif. Ils ne souhaitent pas forcément recevoir une liste de dispositifs.
Ils veulent savoir lesquels peuvent réellement s’appliquer à leur situation.
Un avantage concurrentiel pour les acteurs du conseil
Pour les cabinets comptables agricoles, les coopératives et les structures de conseil, la capacité à faire ce lien devient progressivement un avantage concurrentiel.
Recevoir les aides est devenu relativement facile. Identifier les bonnes aides pour les bons clients reste beaucoup plus complexe.
Et c’est ce que nous faisons chez Boostaferme.Parce qu’au fond, une aide agricole n’a d’intérêt que lorsqu’elle aide réellement un agriculteur à faire avancer son projet.